14 juillet 2016 - Mairie de Hauterive

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Cérémonie du 14 juillet

La traditionnelle cérémonie du 14 Juillet s'est déroulée en deux séquences, l'une devant le Monument aux Morts, symbole des sacrifices de nos soldats et l'autre pour commémorer les faits de résistance du Groupement de Contrôle Radioélectrique (GCR).

Discours de Didier Corre, Maire, au Monuments aux Morts :

"Chaque année, cette cérémonie du 14 juillet devant notre Monument aux Morts, symbole de tant de sacrifices accomplis par plusieurs générations d'Hauterivois, constitue un moment particulier.

Chaque nom gravé sur cette pierre est un héritier de la révolution de 1789 en ce sens qu'il s'est sacrifié pour la souveraineté de la Nation sans laquelle la Liberté n'est pas possible. Nous ne devons pas oublier ceux qui ont payé de leur vie leur combat pour la France et la République, notre seule reconnaissance envers eux doit être de tout faire pour défendre ses valeurs, non seulement la Liberté, mais aussi l'Egalité et la Fraternité entre tous les hommes afin qu'elles demeurent les fondements de notre société.

En ces temps que nous vivons et qui résonnent d'intégrisme, d'intolérance, de violences, et d'incivilité, célébrer notre 14 juillet doit être aussi l'occasion de nous souvenir que nous disposons, avec la République et avec notre Démocratie, d'un bien d'autant plus précieux qu'il reste rare dans notre Monde.

La République et la Démocratie sont des richesses qui mérient qu'on se batte pour elles, comme l'ont fait nos aïeux, pour les préserver, pour les enrichir, pour les enraciner, pour les conforter... et d'abord au quotidien pour ne jamais les dégrader dans nos communes et dans nos écoles.

La République c'est l'exigence de l'Egalité, de la laïcité, et donc du respect des différence dans un cadre commun fait de valeurs, de lois et de règles d'éthiques.

Nous devons tout faire pour que vive le 14 juillet, pour que vive notre Fête Nationale, pour que vive notre République et pour qu'ensemble, dans une unité qui respecte nos différences en nous rassemblant sur nos valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité, et de Laïcité, nous nous engagions, une fois encore, à toujours les défendre.

Vive la République, Vie la France."

Didier Corre

N.D.L.R. : à l'heure où nous publions les hommages rendus lors de cette cérémonie, nous ne pouvons oublier les 85 victimes de l'attentat perpétué à Nice en ce 14 juillet 2016.
La cérémonie s'est ensuite poursuivie devant la plaque commémorative des victimes du G.C.R.

"Comme chaque année depuis 2007, année où elle a été apposée au fronton de notre mairie, le 14 juillet nous nous recueillons devant cette plaque commémorative. Le choix de cette date par le Conseil Municipal n'était pas anodin car les hommes du GCR qui ont, en ces lieux, entre 1940 et 1944, dans le plus grand secret, travaillé à la libération de la Patrie et ont payé de leur vie cette forme de résistance, se sont élevés contre la dictature que comptaient imposer les occupants, et surtout, contre l'ordre établi par un régime qui avait tourné le dos aux valeurs de notre république : Liberté, Egalité, Fraternité.

Avant de laisser la parole à Monsieur François ROMON, grâce à qui toute l'histoire du combat de son père et de ses hommes pour redonner la liberté à nore pays, je souhaite que nous nous souvenions de leurs actes héroïques et que nous faisions le serment de suivre leur exemple pour que la démocratie ne soit plus jamais bafouée."
Didier CORRE

Allocution de Monsieur François ROMON, fils du Commandant Gabriel ROMON

"Dans ce Château des Cours, pendant les années noires de l'occupation allemande, de 1940 à 1944, des hommes courageux du Groupement des Contrôles Radioélectriques, le CGR, ont pris tous les risques en s'engageant dans la Résistance pour que nous puissions retrouver la liberté.

Sous couvert de leur travail pour le gouvergnement de Vichy, ils ont d'abord transmis secrètement aux Français libres de De Gaulle et aux Forces alliées à Londres des informations stratégiques sur l'occupant. Ils sont entrés ensuite dans de multiples réseaux clandestins, en particulier le réseau Alliance, et ont contribué ainsi à la Victoire finale.

Militaires des Transmissions ou opérateurs radio civils, beaucoup ont payé leur engagement de leur vie. Arrêtés par la Gestapo - souvent sur dénonciations d'autres Français - ils ont été fusillés en Allemagne, comme mon père, Gabriel ROMON, qui dirigeait ce centre du GCR d'Hauterive ; ils sont morts en déportation comme le jeune opérateur radio François FLEURET, disparu à 20 ans au camp de Neuengamme ; ils ont été massacrés comme Paul LABAT, le directeur général du GCR, au sinistre camp du Struthof.

Ces résistants du GCR sont l'honneur d'hauterive. Ils doivent rester pour nous un exemple, dont nous aurons toujours besoin pour faire face aux défis de notre monde d'aujourd'hui.

refuser le racisme, le repli identitaire, les atteintes aux libertés publiques et individuelles est, et restera toujours la meilleure façon de leur rendre hommage."

Gabriel ROMON

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