14 juillet 2019 - Mairie de Hauterive

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Commémorations du 14 juillet

Sous la houlette de Didier Corre, Maire et du Lieutenant Jean-Michel Raymon des Sapeurs Pompiers de Saint Yorre, la cérémonie s'est déroulée en 2 temps.

Le premier hommage aux résistants du Groupement des Contrôles Radioélectriques (GCR) s'est tenu devant la plaque commémorative où Didier Corre et François Romon ont prononcé leurs allocutions avant le dépôt traditionnel de gerbes.

"Le 25 juin 2007, cette plaque commémorative des faits de résistance du Groupement de Contrôles Radioélectriques était dévoilée à l'entrée de la mairie. Depuis c, fêtons , chaque année, le 14 juillet, en plus de la cérémonie habituelle aux Monuments aux Morts, nous déposons devant elle une gerbe et nous nous recueillons.
C'est pour les Hauterivois, je le redis chaque fois, leur façon de rendre annuellement hommage aux hommes du GCR qui, comme les martyrs que nous honorons le 14 août dans le parc des "Dominicains" ont résisté, ici à Hauterive, contre l'occupant pendant la guerre.
Avant de laisser la parole à François Romon, je rappelle que son père, le Commandant Romon et la plupart des hommes qu'il avait sous ses ordres ont, ici même, en ces lieux, entre 1940 et 1944, dans le plus grand secret, travaillé à la libération de la Patrie et ont payé de leur vie cette forme de résistance.
Leur sacrifice ne doit pas reter vain et pour cela nous devons montrer que nous restons attachés aux valeurs inscrites au fronton de nos mairies : Liberté, Egalité, Fraternité.
C'est en suivant les chemins de la mémoire et de la responsabilité que nous serons fidèles à nos aînés pour que vivent les valeurs de notre République.
Vive la France, vive la République."
Didier Corre

"Dans ce château des Cours, pendant les années noires de l'occupation allemande, de 1940 à 1944, des hommes courageux du Groupement des Contrôles Radioélectriques, le GCR, ont pris tous les risques en s'engageant dans la Résistance pour que nous puissions retrouver la liberté.
Ils ont d'abord, sous couvert de leur travail pour le gouvernement de Vichy, transmis secrètement aux Français libre de De Gaulle et aux Forces alliées à Londres des informations stratégiques sur l'occupant. Ils sont entrés ensuite dans divers réseaux clandestins, en particulier le réseau Alliance, et ont contribué ainsi àla Victoire finale.
Militaires des transmissions ou opérateurs radio civils, beaucoup ont payé leur engagement de leur vie. Arrêtés par la Gestapo - souvent sur dénonciations d'autres Français - ils ont été fusillés en Allemagne, comme mon père, Gabriel Romon, qui dirigeait ce centre du GCR d'Hauterive ; ils sont morts en déportation comme le jeune opérateur radio François Fleuret, disparu à 20 ans au camp de Neuengamme ; ils ont été massacrés comme Paul Labat, le directeur général du GCR, au sinistre camp du Struthof.
Ces résistants du GCR sont l'honneur d'Hauterive. Ils doivent rester pour nous un exemple, dont nous aurons toujours besoin pour faire face aux défis de notre monde d'aujourd'hui.
Refuser les discours de haine et d'exclusion raciste, xénophobe ou religieuse, proscrire le repli identitaire, les atteintes aux libertés publiques et individuelles est, et restera toujours la meilleure façon de leur rendre hommage."
François Romon

La cérémonie s'est ensuite poursuivie par un hommage et un dépôt de gerbe au Monument aux Morts.

"Chaque année, au 14 juillet, nous avons pris l'habitude d'évoquer ensemble la République, ses valeurs et ses principes. Le 14 Juillet est une fête qui a pour spécificité de nous réunir, nous tous les citoyens de ce pays : la France, autour de ses valeurs.
La prise de la Bastille est un véritable point de départ. Car même si la Franc epossède une histoire bien plus ancienne, le 14 juillet 1789 est la première date où le peuple a modifié le cours de sa propre Histoire. En ces temps d'intégrisme, de populisme, d'intolérance, de violences et d'excès de langage, célébrer notre 14 juillet doit être, plus que jamais, l'occasion de nous souvenir que nous disposons, avec la République et la Démocratie, de biens précieux atouts majeurs qui méritent que l'on se batte pour eux.
Il faut donc se battre dans l'unité la plus large pour préserver nos valeurs pour les enrichir, pour les enraciner, pour les conforter au quotidien et pour ne pas les laisser se dégrader. La République, c'est une manière de voir le monde, une espérance. C'est la volonté de faire en sorte que les règles de la vie en commun soient élaborées par l'ensemble de ceux auxquelles elles s'appliquent.
Pour nous, Français la Nation est indissolublement liée à la Réplublique. Cela nous donne des devoirs bien particuliers. Des devoirs que certains oubient malheureusement trop souvent de mettre en pratique dans la vie de tous les jours. Pour nous, la Nation française a une définition particulière : elle est un peuple rassemblé dans la volonté de vivre ensemble et de se construire dans le respect de ses différences. C'est dire si nous avons le devoir d'être vigilants envers tout ce qui pourrait risquer de réduire ces dimensions de la Nation.
C'est dans le quotidien de chacune et de chacun que se vivent, solidairement, les valeurs de notre République. Nous avons touts en mémoire que, dans une République, la liberté de chacun est protégée par la loi. Nous savons tous que l'égalité des droits fonde l'acceptation de la règle commune. Nous savons aussi que sans fraternité, les deux premières valeurs peuvent être mises en difficulté. Alors, en ce 14 juillet 2019, fêtons et vivons fraternellemet en pleine liberté nos valeurs républicaines.
Vive la République, vive la France."
Didier Corre
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