Centenaire de l'Armistice - Mairie de Hauterive

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La cérémonie du Centenaire de l'Armistice a été marquée cette année par une commémoration exceptionnelle.

"Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre SELLIER sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.
Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.
C’était l’armistice."

Tout comme, il y a 100 ans, les cloches de l'Eglise Saint Louis ont marqué le début de la cérémonie en sonnant à la volée.

Une très belle commemoration à laquelle ont participé, les élus, les associations hauterivoises, les élèves de l'Ecole des Sources, les sapeurs pompiers de Saint Yorre et de nombreux hauterivois.
Cérémonie débutée au cimetière, dans le "carré" des soldats, pour se poursuivre au Monument aux Morts, pour le trationnel dépôt de gerbes, Municipalité, Ecole des Sources-Association des Parents d'Elèves, Club des 3 Printemps).

Didier Corre, Maire, a présidé la cérémonie du centenaire de l'Armistice de 1918, en commençant par la lecture du message du Président de la République (seul le prononcé fait foi) :

"Un siècle.
Un siècle que l'Armistice du 11 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre mondiale.
A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes. Ses orages de feu et d' acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort, omniprésente.
Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l'Armistice a été signé à l'aube, il se
propage jusqu'aux champs de bataille.
Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.
Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s'élève de volées de cloches en sonneries de clairons,
d'esplanades de grandes villes en places de villages.
Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien ; ils ne sont pas morts en vain: la patrie est sauvée, la paix, enfin, va revenir!
Mais partout, aussi, on constate le gâchis et on éprouve d'autant plus le deuil: là, un fils pleure son père; ici, un père pleure son fils ; là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.
Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises et Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre.
Pour commémorer la Victoire. Mais aussi pour célébrer la Paix.
Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd'hui, jusqu'au sacrifice de leur vie.
Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos civils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées.
Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l'honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d'Afrique, du Pacifique et d'Amérique sur ce sol de France qu'ils n'avaient jamais vu et qu' ils ont pourtant vaillamment défendu.
Nous nous souvenons de la souffrance et de l'honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces
combats terribles.
Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition.
Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix.
Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l'idée même de civilisation.
Nous savons avec quelle célérité l' ordre multilatéral peut soudain s'écrouler.
Nous savons que l'Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l'Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.
Vigilance! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l'effroyable hécatombe de la Grande Guerre.
Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés.
Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd'hui, font que nous nous tenons là, unis, en peuple libre.
Vive l'Europe en paix!
Vive la République!
Et vive la France!"

Didier Corre a ensuite egrenné les noms des 12 "enfants d'Hauterive" morts pendant la Grande Guerre et pour lesquels les enfants ont fait écho avec leur "Mort pour la France".

- Georges Emile Balayer, 35ème régiment d'infanterie coloniale, Mort pour la France à Bois le Prêtre, en Meurthe et Moselle, le 14 juillet 1915 à l'âge de 30 ans
- Lucien Corre, 53ème bataillon de chasseurs alpins, Mort pour la France à Saint-Eloi, en Belgique, le 1er décembre 1914, à l'age de 28 ans
- Jean-Claudius Cousson, 256ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Orvillers Sorel, dans l'Oise, le 27 mai 1918, à l'âge de 23 ans
- Pierre Gilbert, 236ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Foucaucourt en Santerne, dans la Somme, le 1er aaoût 1916, à l'âge de 35 ans
- Jean Baptiste Laurençon, 138ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Belllac, en Haute-Vienne, le 8 mars 1916, à l'âge de 20 ans
- Gabriel Liberty, 35ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Vivières, dans l'Aisne, le 12 juillet 1915, à l'âge de 21 ans
- Antoine Martin, 358ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Sainte-Marie aux Mines, dans le Haut Rhin, le 24 août 1914, à l'âge de 29 ans
- Claude Matrat, 99ème régiment d'infanterie, Mort pour la France à Réchésy, dans le Territoire de Belfort, le 5 janvier 1916, à l'âge de 43 ans
- Gilbert Albert Penet, 248ème régiment d'artillerie de campagne, Mort pour la France à Lataule, dans l'Oise, le 9 juin 1918, à l'âge de 24 ans
- Julien Planche, 110ème régiment d'infanterie, Mort pour la France au Fort de Douaumont, dans la Meuse, le 28 février 1916, à l'âge de 27 ans
- Pierre Sancelme, 95ème régiment d'infanterie, Mort pour la France, à Hauterive, le 13 février 1915, à l'age de 22 ans
- Pierre Tuel, 98ème régiment d'infanterie, Mort pour la France, à Tours, en Indre et Loire, le 21 octobre 1914, à l'âge de 33 ans

Ont été cités également, les morts pour la France de la Seconde Guerre Mondiale :

- Georges Fauconnier
- Antoine Gay
- Célestin Chino
- Antoine Fullin

Le président de la République avait également souhaité que soient cités les "Morts pour la France" tombés pendant l'année 2018 :

- Adjudant Emilien Mougin, 1er régiment de Spahis, mort pour la France au Mali, le 21 février 2018
- Maréchal des Logis Thimoté Dernoncourt, 1er régiment des Spahis, mort pour la France au Mali, le 21 février 2018
- Caporal Bogusz Pochylski, 2ème régiment étranger d'infanterie, mort pour la France en Irak, le 21 mars 2018.


Les enfants de l'Ecole ont chanté  l’Hymne européen (Ode à la joie) ainsi que La Marseillaise, sous la direction de leurs enseignantes, Mmes Albert et Coudert.

Cette commémoration a clôturé une exposition sur la Grande Guerre, à l'initiative de la Municipalité, qui mettait à l’honneur les valeureux soldats, enfants d’Hauterive, Morts pour la France, ainsi que grands pères, ou arrières grands pères de certains habitants de la commune qui avaient souhaité également mettre à l'honneur leurs valeureux aïeux.
Cette exposition qui se tenait dans le hall d’honneur de la Mairie, a accueilli de nombreux visiteurs et notamment deux classes d’enfants de l’Ecole, ainsi qu’une conférence sur le rôle des femmes et des animaux dans la Grande Guerre, animée par Mme Gaston.

«Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre !» Winston Churchill - Devoir de mémoire ; Ne jamais oublier et transmettre.
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