Le désastre national de 1940 - Mairie de Hauterive

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Devenu chancelier en 1933, Adolf Hitler annule systématiquement les unes après les autres les clauses imposées au vaincu lors du "diktat" de Versailles. Dès octobre, l'échec des négociations sur le désarmement l'amène à quitter la Société des Nations. En mars, il annonce le réarmement de l'Allemagne sans que cela suscite de réactions significatives chez les vainqueurs de la Première Guerre mondiale. En juin de la même année, la Grande-Bretagne l'autorisera même à reconstituer une flotte de guerre. La France riposte en signant le pacte franco-soviétique mais c'est le prétexte qu'invoque Hitler pour remilitariser en mars 1936 la rive gauche du Rhin.


Guerre inévitable


A cette date, les clauses militaires de Versailles n'existent plus. Dans les mois qui suivront, la France et l'Angleterre condamneront l'Italie à propos de l'affaire d'Ethiopie et l'explosion de la guerre civile espagnole rapprochera Berlin et Rome, ce qui permet à Hitler de sortir de son isolement.

Interdit par les traités, l'Anschluss (le rattachement de l'Autriche au Reich) est réalisé en mars 1938. Hitlier s'attaque désormais aux clauses territoriales de Versailles et, au nom de la réunion au sein d'un même Etat des populations de nationalité allemande, il réclame à la Tchécoslovaquie le territoire des Sudètes et ses 3 500 000 habitants. L'Europe craint la guerre en septembre 1938, mais la conférence de Munich sauve la paix... sur le dos de la Tchécoslovaquie. En mars 1939, la Slovaquie est indépendante et ce qui reste aux Tchèques devient le protectorat allemand de Bohème-Moravie. Les Anglais et les Français ne peuvent plus accepter une nouvelle reculade au moment où Hitler réclame à la Pologne le retour au Reich de la "ville libre" de Dantzig.

Les Occidentaux recherchent l'alliance russe mais Staline préfère gagner du temps en signant avec Hitler, le 23 août 1939, le pacte de non-agression germano-soviétique.

Hitler passe à l'action en attaquant la Pologne le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre lui déclarent la guerre le 3.






La France occupée


Alors que les divisions blindées allemandes et la Luftwaffe mènent en Pologne une guerre éclair remportée en moins d'un mois, la passivité est la règle du côté franco-anglais où l'on espère venir à bout de l'Allemagne par le blocus maritime. Mais les accords passés entre Staline et Hitler permettent au Reich de se procurer à l'Est ce qui lui manque.

Une politique résolument défensive est adoptée par la France, qui attend l'attaque allemande à l'abri de la ligne Maginot, un système de fortifi- cations construit au début des années trente pour couvrir la frontière du Nord-Est. Faute d'avoir suivi les conseils du colonel de Gaulle qui réclamait la formation de puissant corps mécanisés autonomes capables de frapper vite et fort dans la profondeur du dispositif ennemi, on se régise à l'attentisme durant la "drôle de guerre" de l'hiver 1939-1940.

Alors qu'un corps expéditionnaire franco-anglais est engagé en Norvège, après l'invasion de ce pays par les forces allemandes, la Wehrmacht déclence le 10 mai 1940, sa grande offensive à l'ouest. Le général en chef français Gamelin (photo) est surpris par la percée allemande à travers les Ardennes, pour briser le front de la Meuse.



La rapidité des blindés allemandes oblige les forces françaises du Nord à la capitulation sur les plages de Dunkerque.

A partir du 8 juin, les Allemands enfoncent les défenses françaises de la Somme et de l'Aisne et la Seine est atteinte par les grandes unitiés blindées et mécanisées de l'ennemi. Paris tombe le 14 juin et la magnifique résistance opposée par certaines unités sur la Loire (notamment les "cadets" de l'Ecole de cavalerie de Saumur) ne peut empêcher la défaite totale.

Le Maréchal Pétain, appelé au gouvernement pour succéder à Paul Raynaud démissionnaire, n'a d'autre ressource que de demander l'armistice qui est signé le 22 juin 1940 dans le wagon de Rethondes (photo), comme le 11 novembre 1918.



La France en disivisée en deux parties : une zone Nord qui comporte également la façade atlantique est occupée par les forces ennemies ; une zone Sud qui demeure "libre" sous le contrôle du gouvernement Français dont l'autorité civile s'étend aussi à la zone occupée.

Le gouvernement du Maréchal Pétain quitte Paris pour s'installer à Vichy, à proximité de la ligne de démarcation séparant les deux zones.



Le 10 juillet 1940, les députés et les sénateurs votent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. La IIIèmeRépublique, née de la défaite de 1870, a vécu.

Alors que le Maréchal Pétain, soutenu au début par la grande majorité d'une population traumatisée par la défaite et l'exode, a choisi l'armistrice, les Français rassemblés en Angleterre autour du Général de Gauller manifestent leur intention de continuer la lutte.

C'est le sens de l'appel lancé le 18 juin de Londres par le Général qui réunit autour de lui les premiers volontaires de ce qui deviendra la France libre.




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