Réponses à vos questions - Mairie de Hauterive

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A quel stade de l'épidémie sommes-nous ?

Nous sommes toujours au stade 2, c’est à dire que le virus circule mais pas sur l’intégralité du territoire. Tout est mis en place pour ralentir le virus et freiner l’épidémie, le plan blanc pour les hôpitaux et le plan bleu pour les EHPAD ont été activés.

L’accès à la télémédecine est maintenant simplifié et les heures supplémentaires du personnel hospitalier sont déplafonnées pour garantir une prise en charge optimale de chaque malade.

Il est recommandé de ne pas rendre visite aux personnes fragiles et âgées à domicile comme dans les établissements médico-sociaux. Les mineurs et les personnes malades ne peuvent plus accéder à ces établissements, maternités comprises. En revanche, les services de soins et d’accompagnement à domicile doivent pouvoir continuer à intervenir auprès des plus fragiles lorsque cela est nécessaire ; ils doivent néanmoins appliquer les gestes barrières avec une attention extrême.

Les pharmacies sont maintenant autorisées à produire et vendre leur propre solution de gel hydro-alcoolique dont le prix est encadré par arrêté.

Les prélèvements pour les tests de dépistage du coronavirus sont désormais réalisables par les laboratoires de ville.

Pour freiner davantage encore la progression de l’épidémie, le stade 2 est renforcé dans l’ensemble du pays. Ainsi des mesures de restrictions supplémentaires ont été prises :
  • Fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités  pour une durée minimum de 15 jours, et autant que nécessaire, à partir du lundi 16 mars 2020, et mise en place d’un service de garde, pour les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire.
  • Incitation à recourir au télétravail, et à limiter ses déplacements ainsi que les rassemblements, sauf ceux essentiels à la vie sociale et démocratique.
  • Il est conseillé aux personnes le plus vulnérables de rester autant que possible à leur domicile, et de limiter au maximum les contacts avec l’extérieur (y compris leurs proches).

Qui est considéré comme une personne « à risque » ?

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP)  considère  que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 sont les suivantes :
  • personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
  • patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ;
  • les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque ;
  • les diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;
  • les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • les personnes avec une immunodépression :
  1. médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
  2. infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mn³
  3. consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques,
  4. atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement ;
  5. présentant un cancer métastasé.
  • les femmes enceintes par analogie avec les séries publiées sur le MERS-CoV et le SRAS en dépit d’une petite série de 18 cas d’infections à SARS-CoV-2 ne montrant pas de sur-risque ni pour la mère ni pour l’enfant ;
  • les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m² : par analogie avec la grippe A(H1N1)

Quelle est la stratégie des autorités sanitaires pour les tests ?

En phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement. Il n’y pas de droit à être dépisté, et pas d’avantage particulier à le faire pour la population générale. Après consultation du Haut Conseil de Santé Publique(HCSP), les tests ne seront plus réalisés de manière systématique et seront destinés en priorité à quatre types de populations :
  • les personnes fragiles(cf liste) présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications(insuffisants respiratoires, immunodéprimés).
  • les deux premières personnes présentant des symptômes évocateurs du COVID-19 dans les structures médico-sociales, notamment les maisons de retraites, et dans les structures collectives hébergeant des personnes vulnérables, pour prendre des mesures immédiates afin d’éviter une transmission entre les résidents ;
  • les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de Covid-19 car il faut pouvoir comprendre rapidement l’état du patient et éviter les transmissions ;
  • les professionnels de santé présentant des symptômes évocateurs de Covid-19.

Pourquoi ne plus tester tous les patients avec symptômes ?

Devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts est devenue inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage alors que pour les cas graves et les structures collectives de personnes fragiles, le dépistage permet toujours de prendre des mesures immédiates (par exemple pour prévenir la diffusion du virus au sein d’un hôpital lorsqu’un patient est hospitalisé). Le décompte des cas ne se fonde plus uniquement sur les cas diagnostiqués biologiquement, mais sur des estimations épidémiologiques, comme cela se fait pour la grippe tous les ans (nombre de consultations, nombre de cas graves ou de décès…). Ces modifications reflètent donc une volonté d’adapter la réponse en fonction de l’évolution de la propagation du coronavirus dans les différents territoires.


Comment se passent les tests ?

Pour les populations concernées (cf question précédente), il y a plusieurs possibilités de tests :
  • Pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests seront réalisés dans les hôpitaux.  
  • Pour les autres patients répondeurs aux critères de dépistage, il est possible d’être testé dans les laboratoires en ville, après contact du médecin traitant et prescription médicale. Les prélèvements seront réalisés à domicile. Il ne faut en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable, et seulement si on a une prescription médicale, car il existe un grand risque de contaminer d’autres malades, notamment les plus fragiles.
Concernant les patients non testés,ils seront diagnostiqués COVID-19 sur signes cliniques par un médecin. Les modalités de prise en charge médicale entre patients testés ou non restent identiques.

L’école de mes enfants est fermée, comment faire ?

Dans le cadre des fermetures d’écoles dans les zones de circulation active du virus, si vous êtes parent d’un enfant âgé de moins de 16 ans, vous pouvez bénéficier d’un arrêt maladie indemnisé si vous ne pouvez pas bénéficier d’un aménagement de vos conditions de travail vous permettant de rester chez vous pour garder votre enfant.

À noter qu’un seul des deux parents peut bénéficier d’un arrêt dans ce contexte.

Quelle est la procédure pour bénéficier de cet arrêt ?

La procédure est la suivante :
  • Contactez votre employeur et évaluez avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place ;  
  • Si aucune autre solution ne peut être retenue, c’est l’employeur qui doit, via la page employeur du site dédié https://declare.ameli.fr/, déclarer votre arrêt de travail ;  
  • L’indemnisation est ensuite enclenchée à partir de cette déclaration. Vous percevrez les indemnités journalières et, le cas échéant, le complément de salaire de votre employeur dès le 1er jour d’arrêt, sans application du délai de carence ;
  • Vous n’avez pas à contacter l’ARS ou votre caisse d’assurance maladie, c’est la déclaration de votre employeur, accompagnée de la transmission des éléments de salaires selon les canaux habituels, qui va permettre l’indemnisation de votre arrêt de travail ;
  • Les employeurs sont invités à pratiquer dans le maximum de cas le maintien de salaire au bénéfice de leurs salariés, auquel cas ils versent le salaire à hauteur du complément sans attendre le versement des indemnités journalières par l’assurance maladie ;
  • Si vous êtes non-salarié (travailleur indépendant ou exploitant agricole), vous déclarez directement votre arrêt sur le site Internet dédié.

Pourquoi on ne teste plus tous les cas suspects ?

Dans les territoires où la diffusion du virus est très active, si les cas deviennent très nombreux, les ARS ont la possibilité de lever l’obligation de dépistage systématique. Seuls les patients présentant un état clinique sévère et les résidents des établissements médico-sociaux présentant des symptômes resteront alors soumis à un test dans ces territoires. Il faut bien comprendre que les tests sont utiles pour comprendre où circule le virus, ils deviennent moins indispensables dans les zones de circulation active où c’est la prise en charge sanitaire qui devient centrale.


Quelles sont les consignes si je présente les symptômes du COVID-19, et que le Samu me demande de rester à mon domicile ?

Si un médecin prescrit un isolement, il est demandé de limiter au maximum ses déplacements, à savoir les transports en commun, le lieu de travail et les lieux publics, à l’exception de rendez-vous médicaux. Dans ce cas, les malades doivent porter un masque, prévenir en amont le personnel soignant de leur arrivée et signaler leur condition.

Au sein du logement : il est conseillé de rester dans une pièce spécifique, en évitant les contacts avec les autres occupants du domicile. Si possible, une salle de bain et des toilettes spécifiques sont à privilégier.

Dans le cas contraire, il est recommandé de porter un masque, de se laver les mains fréquemment, de ne pas toucher d’objets communs et de laver quotidiennement les surfaces fréquemment touchées (poignées, etc.). Il est déconseillé de recevoir de visites sauf indispensables, comme les aidants à domiciles. Enfin, les livraisons à domicile sont possibles, en laissant le colis sur le palier.

Seul les cas confirmés sont signalés aux ARS. Ce signalement est fait par les laboratoires et centres de référence.

Où circule le Coronavirus COVID-19 en France ?
Il existe plusieurs départements où se trouvent des zones de regroupements de cas (clusters) :
  • Oise
  • Haute-Savoie
  • Morbihan
  • Haut-Rhin
  • Corse du Sud
  • Aude
  • Calvados
  • Hérault
  • Ille-et-Vilaine

Les événements et rassemblements sont-ils annulés ?

Afin de freiner la propagation du virus, à l'échelle nationale, tous les rassemblements de plus de 1 00 personnes, à l'extérieur et à l'intérieur, sont désormais interdits, sauf pour les évènements indispensables à la continuité de la vie de la Nation. Sont notamment inclus dans l’exception : les manifestations, les concours, les meetings électoraux, ou encore le recours aux transports en commun.

Un recensement sera fait par les ministères et les préfets pour arrêter très rapidement la typologie de ces évènements. Les rencontres sportives en milieu ouvert sont désormais incluses dans le champ de l’interdiction (sauf bien sûr si le huis clos les ramène sous le seuil des 100)

Pour freiner la propagation du virus, il est conseillé de limiter au maximum les rassemblements.

Les élections municipales seront-elles maintenues ?

Le 9 mars, le ministre de l’Intérieur a pris une circulaire permettant de garantir la tenue des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars, dans le contexte du COVID-19. Les mesures de la circulaire visent à assurer la protection sanitaire des électeurs comme des responsables des opérations électorales au sein des bureaux de vote.
Le 12 mars 2020, le Président de la République a rappelé l’importance d’assurer la continuité de la vie démocratique des institutions, tout en veillant au respect strict des gestes barrières.
Comment me protéger du coronavirus COVID-19 ?
Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :
  • Se laver les mains très régulièrement ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades ;
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter ;
  • Recourir systématiquement au télétravail lorsque c’est adapté ;
  • Limiter ses déplacements au strict nécessaire ;
  • Limiter au maximum les rassemblements, sauf ceux essentiels à la vie sociale et démocratique ;
  • Limiter les contacts avec les personnes vulnérables (personnes âgées de plus de 70 ans, immunodéprimées ou atteintes de maladies chroniques) ;
Combien coûte le gel hydro-alcoolique ?
Le prix du gel hydro-alcoolique est encadré depuis le 6 mars 2020 par décret :
  • 2 € TTC maximum les 50 ml
  • 3 € TTC maximum les 100 ml
  • 5 € TTC maximum les 300 ml
  • 15 € TTC maximum le litre
Les pharmacies pourront prochainement vendre leur propre solution de gel hydro-alcoolique.

La réquisition des masques concerne-t-elle toute la production française et les stocks des ministères ?
Oui, sont réquisitionnés les stocks de masques anti-projections et de protection respiratoire de type FFP2 ainsi que ceux qui seront produits jusqu’au 31 mai 2020.
Puis-je prendre les transports en commun ?
Les transports en commun sont maintenus. Néanmoins, pour freiner la propagation du virus, il est demandé de limiter les déplacements au strict nécessaire. Pensez à vous laver les mains avant et après avoir pris les transports en commun, et tout au long de la journée.

Y aura t-il une seconde vague de virus qui touchera les plus jeunes ?

Les mesures annoncées par le Président de la République ont pour objectif freiner la progression de l’épidémie. Dès lors, la vitesse de propagation du virus se ralentit et permet de limiter le nombre de personnes atteintes en même temps par le virus. Dans cette stratégie, le type de personnes atteintes par le virus, et la répartition des cas simples, notamment en fonction de l’âge ou de l’existence de plusieurs maladies n’est pas modifié. Les études internationales nous montrent que si les personnes fragiles (cf liste) sont les plus à risque de développer une forme grave d’infection au Coronavirus, l’ensemble de la population peut également être concernée. Quelques cas d’infection grave au Coronavirus chez des patients hors personnes âgées ou fragiles ont effectivement été constatés dans d’autres pays.

LES CONSÉQUENCES DE L’ÉPIDÉMIE

Quelles sont les conséquences économiques pour la France ?
En fonction de sa durée et de son ampleur, le Coronavirus COVID-19 aurait un impact de plusieurs dixièmes de point de PIB sur l’année 2020 (estimation du ministère de l’économie et des finances qui peut varier en fonction du développement de l’épidémie). Les conséquences économiques de cette épidémie touchent en particulier :
  • certaines chaînes de production industrielles qui rencontrent des difficultés d’approvisionnement.
  • le secteur de l’événementiel, du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, des transports, de l’automobile, du luxe et de la mode.

Y a-t-il un risque de pénurie de médicaments ?

A ce stade, aucun problème d'accès aux médicaments n'a été signalé en relation avec l'épidémie de Coronavirus COVID-19 en France, ni en Europe. Néanmoins, l’industrie pharmaceutique mondiale est très dépendante des activités de production en Asie. Si l’épidémie devait se poursuivre pendant une longue période, des impacts sur la disponibilité de certains médicaments ne seraient pas à exclure. Le ministère des Solidarités et de la Santé suit de près l’évolution de cette situation, avec l’aide de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament.


LES PRODUITS VENANT DE ZONES À RISQUE

Est-ce que le Coronavirus COVID-19 survit dans le milieu extérieur ? Y a-t-il un risque avec les objets/colis importés de zones à risque ?
Au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus, le risque d’être infecté par le Coronavirus COVID-19, en touchant un objet importé d’une zone à risque est considéré comme extrêmement faible.

Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces.

Il n’y a donc pas de contre-indication à se faire livrer des colis de Chine.
Y a-t-il des mesures particulières pour les médicaments produits en Chine ?
Il n’y pas de restriction particulière concernant l’utilisation des médicaments provenant de la Chine.


LA SITUATION À L’INTERNATIONAL

Que fait l’Europe ?
Les ministres de la santé de l’Union Européenne et la Commission Européenne échangent régulièrement pour faire un point de situation sur l’épidémie de coronavirus COVID-19 et se coordonner sur les mesures prises en terme de confinement ou d’organisation du système de santé.
Les membres de l’Union Européenne se coordonnent pour organiser leurs besoins en matériels médicaux, en passant par exemple, des marchés communs. De nouveaux projets de recherches sont également lancés ainsi que la mise en place d’un conseil scientifique européen.
Qu’est-ce qu’une USPPI ?
Le Comité d'urgence convoqué par le Directeur général de l'OMS a estimé le 30 janvier que l’épidémie de Coronavirus COVID-19 constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). La déclaration d’une USPPI est une mesure de reconnaissance des risques nationaux et régionaux éventuels et de la nécessité d’intensifier et de coordonner l’action pour les gérer.

Pour la France cela signifie :
  • Mettre en alerte le système de santé (Agences régionales de santé, agences nationales de sécurité sanitaire, SAMU, établissements de soins, professionnels de santé) et diffuser rapidement toutes les informations nécessaires pour garantir une prise en charge optimale des malades.
  • Renforcer l’information et la sensibilisation de la population pour s’assurer de son engagement et de sa pleine participation à la stratégie de riposte.
  • Renforcer le dépistage sur le territoire national pour garantir qu’aucun contact n’est oublié et améliorer la qualité du dépistage moyennant une amélioration du partage des informations avec les équipes de surveillance.
  • Renforcer la surveillance en vue de réduire le délai entre la détection et la prise en charge des malades et leur isolement. Mettre en place des autorisations exceptionnelles pour les médicaments et les vaccins qui n’auraient pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
  • Mettre en œuvre rapidement les stratégies vaccinales susceptibles de faire reculer la propagation de cette maladie telles que les recommande le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) de l’OMS sur la vaccination.
  • Continuer à collaborer et à améliorer la coordination avec les Nations-Unies et les partenaires, créer un environnement propice pour les opérations de santé publique, pour accélérer les efforts de lutte contre la maladie.


RETOUR ET CONFINEMENT

Quelles opérations de retour ont été effectuées jusqu’à présent ?
La France a procédé, en relation avec les autorités chinoises, à plusieurs opérations de retour des Français qui le souhaitaient par voie aérienne directe depuis Wuhan.

L’ensemble des ressortissants français de ces trois vols ont été confiné dans les lieux d’accueil et suivi par une équipe médicale pendant 14 jours (période maximum d’incubation du virus).

Concernant les ressortissants français encore à Wuhan et dans la province du Hubei, le consulat général de France à Wuhan est en contact avec eux.

Le consulat de France à Wuhan met à jour régulièrement son site internet, tout comme le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

PLAN ET GESTION DE CRISE

Quels sont les trois stades de gestion de l’épidémie de Coronavirus COVID-19 en France ?

Stade 1 :
Le stade 1 prévoit de freiner l’introduction du virus sur le territoire national. Il correspond à la mise en alerte du système de santé. Les autorités sanitaires sont mobilisées pour isoler les malades, détecter et identifier rapidement les cas contact, et prendre en charge les cas graves dans les établissements de santé habilités.
Des mesures très strictes ont été prises, pour contrôler les retours des zones infectées et réagir rapidement sur les premiers cas, comme aux Contamines (Haute-Savoie, 74).
Notre pays a franchi le stade 2 du plan de prévention et de gestion défini par les autorités. De nombreux cas secondaires aux cas importés sont détectés et pris en charge.
Le passage du stade 1 au stade 2 implique une adaptation du plan d’actions du Gouvernement.

Stade 2 :
L’objectif des pouvoirs publics est de freiner la propagation du virus sur le territoire et d’empêcher ou, tout du moins, de retarder aussi longtemps que possible le passage au stade 3.

Le virus n’est pas à ce stade en circulation active sur le territoire (stade 3). La stratégie consiste à prendre en charge les patients dans le cadre d’un parcours de soins sécurisé avec l’identification et la surveillance des personnes contacts. L’organisation des soins est plus largement mobilisée avec notamment le déclenchement d’une deuxième ligne d’établissements de santé. Les activités collectives sont impactées.
Stade 3 : Le virus circule largement dans la population.

Le stade 3 ou stade épidémique correspond à une circulation active du virus. La stratégie repose alors sur l’atténuation des effets de l’épidémie. L’organisation prévoit la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville, ainsi que les établissement médico-sociaux pour protéger les populations fragiles, assurer la prise en charge des patients sans gravité en ville, et des patients avec signes de gravité en établissement de soins. Les activités collectives sont fortement impactées.
Combien de temps vont durer les mesures prises pour lutter contre le Coronavirus COV-19 ?
Les mesures prises pour limiter la diffusion du virus sont provisoires. Le Gouvernement est prêt à les faire évoluer en fonction de l’évolution de la situation.
Devrons-nous rester confinés si la France passe le stade 3 dans la gestion du Coronavirus COVID-19 ?
Au stade 3, la vie du pays devra continuer et notre pays gèrera l’épidémie. La France s’appuie sur un système de santé efficace.

Existe-t-il un stade 4 ?

Oui, c’est le stade du retour progressif à une situation normale.

Qu’est-ce que le plan blanc ?

Le plan blanc est une organisation spécifique d'urgence sanitaire et de crise permettant d’enclencher la mise en œuvre rapide et rationnelle des moyens indispensables en cas d'afflux de patients dans un établissement hospitalier. Il est Inscrit dans la loi depuis 2004.

Le plan blanc répond à quatre grands objectifs face à une situation de crise :
  • Mobiliser l’établissement de santé pour répondre à une situation de crise ;
  • Mobiliser les professionnels de santé ;
  • Mobiliser les moyens matériels et logistiques de l’établissement ;
  • Adapter l’activité médicale de l’établissement.

A quel niveau du plan blanc est-on ?

Dans la logique de mobilisation et de mise sous tension des établissements de santé et médico-sociaux pour faire face à l’épidémie du COVID-19, le Premier ministre a annoncé le 6 mars le déclenchement du Plan blanc dans tous les hôpitaux et cliniques de France et le Plan bleu pour les Ehpad. Ces plans sont déclenchés par le directeur de l’établissement de santé. Ils seront donc mis en place progressivement: les établissements de santé et médico-sociaux déclencheront leur plan de mobilisation interne, qui correspond au démarrage de leur plan blanc pour les hôpitaux et les cliniques, de leur plan bleu pour les EHPAD et autres établissements médico-sociaux.
Le 13 mars, le niveau 2 est lancé, qui est en fait un niveau d’organisation supérieur des établissements (rappel du personnel, déprogrammation des interventions non urgentes, augmentation des capacités hospitalières) en vue de pouvoir absorber une situation sanitaire exceptionnelle.
En complément de l’activation du plan blanc, des mesures exceptionnelles sont prises pour être en capacité d’accueillir et de prendre en charge les patients qui en ont besoin : mobilisation de l’ensemble des soignants, rappel de la réserve sanitaire mais aussi d’étudiants et de jeunes retraités.

Quelles activités sont déprogrammées dans les hôpitaux ?

Il a été décidé de reporter les soins non essentiels et non urgents à l'hôpital (public et privé), c'est à dire les opérations, interventions et consultations qui ne sont pas urgentes et dont le report n'entraîne pas de perte de chance pour les patients. Une note du Ministère des Solidarités et de la Santé est envoyée en ce sens aux établissements hospitaliers.

Qu’est-ce que le plan bleu ?

Le plan bleu est un plan spécifique d'urgence sanitaire et de crise pour les établissements médico-sociaux il comprend :
  • une mobilisation particulière sur l’hygiène,
  • la lutte contre le risque d’isolement,
  • le dimensionnement en personnel si nécessaire.
Il est demandé dès sa mise en place un plan de continuité d’activité.

Quels sont les dispositifs mis en place dans les EHPAD ?

Les personnes âgées constituent un public fragile et vulnérable face au virus.
Le dispositif de protection à mettre en place par tous pour protéger les résidents et limiter la contamination est le suivant :
  • Renforcement des gestes barrières (lavage des mains réguliers) pour ralentir la progression de l’épidémie.
  • Réduction massive des visites : enfants de moins de 15 ans, proches ou extérieurs présentant des symptômes ou malades.
Les professionnels des EHPAD sont également mobilisés afin de modifier les habitudes au sein de ces structures.


Cela comprend notamment :
  • La réduction des activités collectives et les sorties, et éviter les contacts avec les personnes malades au sein de l’établissement.
  • La détection très rapide de tout cas suspects et isolement de la personne en attendant confirmation.
Le 11 mars 2020, le ministre de la Santé a annoncé la suspension de l’intégralité des visites extérieures en EHPAD et en unité de soins longue durée. Dans les résidences autonomie, les visites sont fortement déconseillées. Des exceptions pourront être décidées par le directeur pour des situations exceptionnelles. Ces restrictions devront durer tant que la situation sanitaire l’exige, et seront accompagnées de mesures pour rendre cette situation plus simple pour les personnes âgées et leur proche (par exemple, par la mise en place de visioconférences).


Et pour les établissements de santé ?

Dans les établissements de santé, il convient de limiter les visites auprès des patients à une seule personne, interdire les visites des personnes mineures et bien évidemment interdire les visites de toute personne malade y compris dans les services de maternité.


Quels sont les assouplissements de règles pour la télémédecine ?

Afin de renforcer les canaux de consultation de médecine de ville pour les patients présentant les symptômes de l’infection ou reconnus atteints du COVID-19 : il n’est plus nécessaire de passer par son médecin traitant ou d’avoir eu une consultation présentielle au cours des 12 mois précédant la réalisation d’une consultation à distance pour que la téléconsultation soit prise en charge par l’assurance maladie (télémédecine).


Pourquoi les heures supplémentaires des professionnels de santé sont-elles déplafonnées ?

Le déplafonnement des heures supplémentaires pour les professionnels de santé à l'hôpital, leur permet de pouvoir plus facilement assurer la continuité des soins dans les services dans cette situation exceptionnelle.


Quels sont les dispositifs mis en place dans les établissements pénitentiaires ?

L’ensemble des mesures de sécurité et d’hygiène recommandées par le ministère des solidarités et de la santé pour limiter la propagation du COVID-19 sont mises en oeuvre au sein de l’établissement afin de protéger les personnes détenues, les personnels pénitentiaires et les visiteurs.

Afin d’éviter l’entrée du virus dans les établissements et de protéger les personnes qui s’y trouvent, les visiteurs ne peuvent pas accéder à l’établissement pénitentiaire et sont invités à se signaler au personnel si :
  • ils ont été en contact avec une personne infectée par le coronavirus,
  • ils ont voyagé dans l’une des zones géographiques exposées au coronavirus.
Si le visiteur n’est pas concerné par ces situations : une fois au sein de l’établissement pénitentiaire, l’ensemble des mesures de sécurité et d’hygiène recommandées par le ministère des solidarités et de la santé est mis en oeuvre.

Des documents d’information sont diffusés auprès des personnes en détention afin de les informer de la situation sanitaire et des consignes d’hygiène à suivre.
L’AP-HP rappelle des retraités qui viennent de partir. Tous les hôpitaux vont-ils faire de même ?

La possibilité leur est donnée de le faire, en fonction de leurs besoins. Pour rappel, comme dans le cadre de la mobilisation de la réserve sanitaire, la mobilisation de professionnels de santé s’organise depuis plusieurs jo

urs. Selon les régions et les moyens humains disponible des professionnels de santé volontaires comme des directeurs d'hôpital, médecins, psychologues, pharmaciens, infirmiers, ambulanciers. Ils peuvent être en activité, sans emploi, à la retraite ou en formation (étudiant).


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